Edit du 16 novembre 2015 

Cet article fut écrit quelques heures avant les attentats de vendredi.

Je souhaite témoigner ici ma reconnaissance et mon admiration

  1. aux forces de Police et aux Pompiers de la BSPP, qui ont fait preuve de tant de sang-froid et de courage,
  2. à tous les personnels de santé qui ont fait, font et continueront à faire un travail extraordinaire auprès des victimes, compatriotes ou pas
  3. à nos militaires projetés qui nous protègent au-delà de nos frontières, pour leur abnégation
  4. à nos militaires de l'Opération Sentinelle qui nous protègent à l'intérieur, pour leur vigilance de chaque instant 

J'en connais certains, qui se reconnaîtront.

Si je ne vous l'ai pas encore dit : je vous aime, revenez entiers


 

 

Dans mon ancienne vie, quand j'avais devant moi un jeune public captif et captivé, je faisais ce que je voulais (ou presque) des 55 minutes de one-woman-show que m'accordait l'Education Nationale plusieurs fois par jour.

Quand arrivaient les vacances de Toussaint, venait un de mes marronniers préférés : le cours des Poppies. Il m'arrivait souvent de m'associer alors à mes homologues en histoire et en arts plastiques. Et c'est tout un collège qui se transformait en champs de coquelicots. 

Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire de coquelicots en novembre? Les coquelicots fleurissent entre mai et juillet, voyons! Tout le monde sait cela!

Voilà la teneur de mon cours sur les Poppies :

Dans ce que j'appelais l'Empire (britannique, ndr!!!) ou, plus sérieusement, le Commonwealth, le 11 novembre est appelé "Remembrance Day", c'est-à-dire "Jour du Souvenir". Cette commémoration fut initiée par notre bon roi George V. On manifestait alors en marquant une minute de silence à la onzième heure du onzième jour du onzième mois, après avoir écouté le Last Post, la marche funèbre militaire du Commonwealth.

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Quant au "poppy", au coquelicot, c'est le poème du Lieutenant-Colonel John McCrae : In Flanders Fields, écrit en mai 1915 qui est à l'origine de cette fleuraison automnale.

In Flanders Fields, handwriting

Ce poème a tellement ému Moina Mickael, une Américaine, qu'elle a juré de porter un coquelicot en souvenir de tous les morts sur les champs de bataille.

Constatant les besoins des vétérans de retour d'Europe, elle a conçu l'idée de fabriquer des fleurs en soie et de recueillir des fonds grâce à leur vente.

En 1920, Madame Mickael soumet sa proposition à l' American Legion. C'est à cette époque que le Coquelicot devint  le symbole des vétérans de l'American Legion Auxiliary. 

Anna Guérin, une Française, assistait à la Convention et ramèna l'idée en Europe.

En 1921, elle fit envoyer et vendre des coquelicots à Londres. Parvenant à rencontrer le maréchal Douglas Haig, un des fondateurs de la Royal British Legion, elle obtint non seulement son accord mais surtout son soutien pour la vente des coquelicots. On les porta de façon officielle pour les cérémonies de 1921.

Le rouge des coquelicots figure le sang répandu sur les champs de bataille.

Si les premiers coquelicots portés depuis 1921 étaient des fleurs véritables, elles sont aujourd'hui en papier et produites par une entreprise adaptée. On peut les acheter les dernières semaines d'octobre auprès des bénévoles présents dans la plupart des grandes rues du Royaume et du Commonwealth.

Au Royaume-Uni, on les porte jusqu'au 11 novembre. Comme beaucoup de choses au Royaume-Uni, le protocole entourant le port du Poppy est une formidable source de débats : ceux qui le portent dès l'achat, ceux qui le portent entre le 1 et le 11 novembre, ceux qui le portent la semaine avant le 11 novembre, etc. Pour les plus "tra-tra" (traditionnels), les hommes le porteront à gauche, les femmes à droite. Bref, il y en a pour tous les goûts!

La collecte des Poppies est la plus populaire au Royaume-Uni où pratiquement tout le monde la porte, l'unité patriotique prenant le pas sur les diiférences.

 

En tant que Française, j'ai longtemps envié cet élan et ce succès en faveur de ceux qui se battent pour nous.

Bleuet en tissu - Brodé main - Macon & Lesquoy - Le Bleuet de France 2015

D'une famille de militaires, de résistants, le sang versé pour la Patrie est à la fois un élément familier et une immense source de fierté. Je sais, bien sûr, qu'il y a un Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants. Mais ce n'est que lors de notre voyage à Verdun l'an passé que j'ai appris l'existence du Bleuet de France

COMMENT? Nous aussi, nous avons NOTRE fleur du 11 novembre? Mais pourquoi ne suis-je pas au courant? Pourquoi me l'a-t-on caché?

L'an passé, nous nous étions contentés des Bleuets autocollants.

Cette année, c'est directement aux Invalides que j'ai fait le plein. Acheter un "objet dérivé" dont une partie ira à un blessé, à la famille d'un soldat, est l'acte le plus à ma portée pour dire MERCI. À mes aïeux, à chacun de nos soldats, à leurs familles qui acceptent tant de choses pour NOUS, pour nos valeurs, pour notre pays...

Ainsi, chacun de mes enfants a reçu un Bleuet en papier glacé, monté sur broche ; j'ai investi quant à moi dans un Bleuet de chez Macon & Lesquoy.

Profitant de leur engouement pour cette période (et saisissant l'occasion de les faire lire...), j'ai aussi pris les livres :

- Les Bleuets de l'Espoir, de Jacques Lindecker, illustré par Marcelino Truong, aux éditions Nathan 

- le coffret "La Grande Guerre - Destins croisés de quatre soldats", Quelle Histoire Éditions

- 1914-1918, La Grande Guerre, découper, plier, coller, de Patrick Pasques, aux Éditions Tutti Frutti jeunesse

 

 

POUR TOUT ACHAT de ces articles,

je vous remercie de vous rendre sur la page-catalogue DU BLEUET DE FRANCE